“Nous avons un cri dans le ventre, une variation mortelle comme la promesse des bouches de s’en tenir à l’innocence. Nous avons du sang neuf, un peu de sel pour l’exil et des yeux capables de résister aux sirènes de l’ombre. Nous avons chacun un tablier d’enfant, un pinceau et des crayons, quelques couleurs à dissoudre dans un verre d’eau. Nous avons des voix étonnées, des miroirs de connaissances, un bol de vin en guise d’éternité, presque rien sans doute, mais de quoi noyer dans la noirceur des nuits le mensonge des Dieux.”
Jean-Luc Aribaud